« Je flunche puis on se skype » : Comment les verbes de marques investissent notre langage



Romain Zerbib


Googler, ubériser, twitter, shazammer… Le « brandverbing » semble être la nouvelle panacée marketing.



Bien que l’on puisse observer depuis l’après-guerre de nombreux phénomènes de récupération de noms de marques pour en faire des noms communs (un Bic, un Kleenex, le Ping Pong, etc.), la réutilisation des noms de marques dans le langage contemporain a pris une toute autre dimension depuis les années 2000. Aujourd’hui « on parle la marque » : on ne peut plus rendre compte de notre activité quotidienne sans utiliser des verbes de marques comme « googler », « skyper », « twitter ». Ce faisant, les marques qui sont ainsi « brandverbisées » prennent des positions dominantes dans le marché comme dans la société. Ceci n’a pas été sans inspirer toute une génération de publicitaires qui, dans la lignée historique d’un Flunch, poussent les grandes marques à privilégier un tel langage avec des campagnes comme « Do you Vespa ? » ou « Will you Gopro ? ». Reste qu’au-delà de l’effet de mode, on ne connaît pas bien les clés du succès d’un processus de « brandverbing », comme on ne mesure pas exactement les effets bénéfiques d’un tel processus sur la marque en question.

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Romain Zerbib